dimanche 9 mars 2008

Al hamdou lillah


Exilée dans un pays où les seuls cafés qu'on peut trouver sont soit des Starbucks, soit des Costa, soit des Nero, généralement situés au premier étage d'une librairie qui est soit un WHSmith, soit un Borders, soit un Waterstones... Je me rappelle qu'au Caire, près de la rue Tala'at arb, il y a un petit café à la gloire d'Oum Kalthoum, sommet de kitsch égyptien avec, à l'extérieur, un gigantestque buste de la dame, réaliste jusqu'au chignon; et à l'intérieur, les murs sont tapissés de photos, de pochettes d'albums, tandis qu'évidemment sa musique passe en boucle. En plus, c'est un endroit où on peut aller boire un karkadeh l'après-midi pendant le ramadan sans se faire regarder de travers par les clients, même quand on est une femme en cheveux (comme Oum Kalthoum! Yallah!) puisque c'est visiblement un repaire de libéraux hédonistes. Et les prix sont moindres qu'au Fichaoui (où plane cette fois le fantôme de l'écrivain Nagib Mahfouz), qui devient quant à lui un repaire à touristes...

Cairote un jour, cairote toujours, ya sadiqi!

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