vendredi 29 février 2008

Douceurs


Je suis tombée raide à la première partie des Von Bondies, le 26 au Scala: the Sugars. D'abord parce que la coiffure du chanteur est un chef-d'oeuvre en soi, ensuite parce que leur musique paye grave son slip, et même son boxer kangourou.

Ils ont certes un petit côté rétro, mais ce n'est pas là l'essentiel. Ça démontre simplement une culture musicale solide, un goût pour l'americana et les chemises à carreaux, bref du bon goût. Pour ce qui est du son, ils renvoient aux White Stripes, ce qui n'est pas peu dire. Un mélange intelligent de blues, de rock'n'roll et de garage.

Le jeu entre la bassiste et le guitariste, qui se partagent aussi le chant, érotise tout ça avec la même force que dans les live des Kills. Du coup, on est complètement scotchés, l'ouïe en éveil et on en redemande.

L'album se prépare pour le mois de mai; mais je sens que mon single dédicacé vaudra dans les 15 000 livres dans cinq ans sur Ebay.

À écouter absolument, "Monsters".

The sugars

L'air du temps

Nouvelle Vague, très populaire au Royaume-Uni, passait à Oxford le 22 février. Ce n'est pas que je tenais à me corrompre dans les rues de the other place, mais le concert de Londres était sold out.

L'équipe n'est pas tout à fait au complet, puisque la chanteuse Camille, qui prêtait sa voix à quelques chansons, ne s'est pas déplacée. Phoebe assure la première partie avec son propre groupe et ne reviendra que pour "Bela Lugosi's Dead". Les deux voix de la soirée sont donc Mélanie et Marina, qui joueront la brune et la blonde.

Pour légitimer le live, qui a priori ne convient guère à ce genre de musique très ambiance, le groupe devient plus rock'n'roll, avec une batterie beaucoup plus marquée, s'éloignant ainsi de son esprit bossa nova. Du coup, les reprises perdent un peu de leur pertinence, certaines devenant simplement de pâles copies de l'original.

"Everytime I see you falling", de New Order, est ainsi transformé en pop gentillette, trop court, trop prétentieux. Il s'agit ici, semble-t-il, de débeaufiser une musique qui sonne trop club, trop disco, pour les bobos d'aujourd'hui; mais on n'obtient rien d'intéressant.

"God Save The Queen", repris des Sex Pistols, enthousiasme les sages étudiants qui composent le gros du public. Même reine, autres perspectives, ici celà se termine en berceuse, et ce "no future" n'est qu'un cri de ralliement entre branchés. C'est finalement tout aussi déprimant que les Ramones sur des T-Shirts Zadig&Voltaire. Et pourtant, je n'adore ni les Sex Pistols, ni les Ramones, mais la manière dont ils sont aujourd'hui exploités a quand même le don de m'énerver.

"Bela Lugosi's Dead" est un des meilleurs moments du concert. La voix superbe de Phoebe Killdeer et son air de Siouxsie insufflent à la chanson de Bauhaus ce gothique essentiel, sans tomber tout à fait dans le kitsch; c'est du glam, Phoebe l'a compris, et il y a de quoi se donner corps et âme dans ces incantations.

"Guns of Brixton" souffre de l'absence de Camille, et la voix un peu faiblarde de Mélanie peine à lui donner une force suffisante, alors que, sur l'album, la chanson trouvait une violence, enfin, qui la rendait belle et pas simplement jolie.

On s'y attendait, "Love Will Tear Us Appart" clôt le spectacle. Oh, c'est triste, mais on va vous rendre ça supportable par ces petites percussions sympas, et on va vous faire chanter comme dans une chorale, et après ce sera l'heure d'aller dormir.

Ce que Nouvelle Vague reprend, ce sont des hymnes symboliques beaucoup plus que des chansons. Le groupe ne s'intéresse pas à ce que la musique véhicule en elle-même, et aux manières de le transposer dans une autre époque ou dans un autre genre, mais à des mélodies qui, commercialement, sont associés à une "scène", à un "esprit", qu'en même temps on renie, parce qu'aujourd'hui, tout le monde il est gentil. Un groupe non-violent et qui ne fait de mal à personne, un groupe par ailleurs extrêmement talentueux, dont l'entreprise, réussie, consiste, d'une part, à enlever le côté popu, d'autre part, à contourner le côté désespéré, de chansons bien choisies dont il pompe l'énergie sans la transmuter.

Rien à dire, mais encore envie de vivre. Zeitgeist.

Au fond, j'apprécie le concert, les effets de scène sont amusants, les chorégraphies travaillées, la musique est jolie. Mais, si Bela Lugosi's Dead, je crois encore que, Hey hey, my my...

A propos de Bauhaus, ils ne sont pas morts non, et j'ai eu beaucoup de plaisir à écouter leur dernier album (le premier depuis 1983, et probablement le der des der). Ils ne se sont pas modernisés et prouvent que le désespoir contenu de la new wave et le mysticisme du gothique ont encore un sens. Sortie le 3 mars.

dimanche 24 février 2008

Ça va vraiment pas être possible

Sujet de dissertation pour agrégatifs en philosophie: "Déconstruction et progression dans l'oeuvre de Rodolphe Burger". Ce n'est pas moi qui vais m'y coller, mais vous pouvez m'envoyer vos copies.

Rodolphe Burger donc, qui avant de devenir le leader de Kat Onoma jusqu'à la séparation du groupe en 2004, a été prof de philo à Sainte-Marie-aux-Mines (oui, un petit gars de près de chez moi! Donc, s'il vous plaît, on prononce bien Bourgueur, et pas autrement) et s'est formé avec les quelques grands noms de l'université strasbourgeoise, Derrida, Ricoeur, Nancy, Lacoue-Labarthe. Un intellectuel, certainement, et une musique qui lui correspond, cultivée, exigeante, hyper-pensée, parfois obscure.

Son nouvel album solo, No Sport, sort ces jours-ci. On est loin, déjà, des premiers opus de Kat Onoma, très rock indé français. Ici le style est inclassable, plein de références, du blues à l'électro, de la country au prog. La voix, qui, de plus en plus, privilégie la narration au chant (comme Gainsbourg en son temps), scande des textes poétiques et travaillés. Finalement, on ne tombe jamais véritablement dans l'abscons, mais il faut bien dire que Rodolphe Burger semble avoir cédé à la tentation de l'art pour l'art, et que c'en devient fatiguant. L'évolution qu'il poursuit n'est pas vers une déconstruction progressive et transcendante (comme les derniers Soft Machine, qu'on accuse souvent d'être incompréhensibles, mais qui participent de ce génie-là et de ce sens du sacré - pas peur des mots aujourd'hui), mais bien vers une forme de pose, puisant dans l'auto-référence.

Ensemble, chanson reprenant pour le renier le slogan de Notre Président, Ensemble, Tout Devient Possible, est certes engagée bien comme il faut, mais témoigne aussi d'une absence de lutte, d'un engagement, sinon feint, du moins dépassionné. Aucune violence, aucune haine, juste l'affirmation d'un refus, mais sans force, parce qu'il y manque ce sens du danger, cette affirmation d'une peur, cette volonté de se battre. Je ne doute pas que Rodolphe Burger soit sincèrement anti-sarkoziste et même très certainement engagé activement pour diverses causes. Mais cette chanson-là, à mille lieux des beaux morceaux de Noir Désir sur J2M (L'Homme Pessé va tellement bien à Sarko, d'ailleurs), répond à une molesse générale des intellectuels qui sont nombreux à s'exprimer, mais peu à penser et à vouloir penser la crise actuelle.

Rodolphe Burger

lundi 18 février 2008

Silencio!

Il y a quelque chose que je trouve toujours assez superbe dans un concert: quand les enceintes sautent et que le public est plongé dans le silence, tandis que le groupe a encore les retours et ne s'en rend pas compte, et continue de jouer tout naturellement. Avec Arcade Fires aux Eurockéennes, sur la grande scène, ç'avait été du plus bel effet. L'autre soir au 229, un petit club de Londres, les Raveonettes ont été d'un coup privés de voix, tandis que les instruments étaient encore parfaitement branchés. Joli.

A part ça, le concert fut bon de toute façon. Le duo mixte a un côté shoegaze qui lui fait éviter les grandes performances scéniques, mais sa qualité réside précisément dans ce côté mécanique et précis. Les deux voix sont tellement parfaitement synchronisées que ça en devient bizarre - donc intéressant. Leur rock enveloppant se prête bien à cette sorte de routine calculée, qui est en elle-même lourde de sens. Et ça n'empêche pas de bouger, le rythme, là aussi, est d'une efficacité mesurée. Pas un groupe qui fera les jeunes gens se précipiter en hurlant sur la scène, mais qui du coup permet de se concentrer sur l'essentiel, à savoir la musique.

The Raveonettes

En première partie, une chanteuse d'un tout autre genre, Ida Maria. Si je vous dis qu'elle vient de Norvège, vous aller sans doute espérer une autre de ses voix du froid, aériennes et lascives comme chez Björk ou El Perro del Mar. Eh bien, détrompez-vous, la Scandinave a le sang chaud et une voix sublime, rauque et puissante, qui aurait dû en faire une figure du jazz féminin. Mais c'est bien le rock qu'elle a choisi, et ça rend plutôt bien. La chanson "Better When You're Naked", en particulier, pleine d'excitation, de désir énervé, a donné lieu a une jolie performance, bien appréciée par le public qui a repris le refrain en choeur. À découvrir, en attendant l'album, en préparation.

Ida Maria

samedi 16 février 2008

Les dessanimés

Je viens d'apprendre que Michel Gondry (dont le prochain film, Be kind, rewind, a été présenté à Berlin et sera bientôt sur les écrans), outre qu'il est un excellent réalisateur de clips, a été lui-même musicien dans un groupe qui s'appelle Oui Oui. C'est totalement oubliable, mais amusant. Et surtout, un groupe qui s'appelle comme oui-oui le pantin avec son taxi jaune, c'est chouette.



Le clip est de lui, évidemment.

Dans la série "groupe avec des noms qui vous rappellent des personnages de votre enfance", je me suis par ailleurs rendue compte récemment que quand j'écoutais du Belle&Sebastian, c'était en fait à Lassie, chien fidèle que je pensais. Quelle quiche je suis, n'est-ce pas.


Pas du tout le même type de chien, on le voit bien.

Persiste et signe!

Oui, c'est sûr, c'est dur de faire de la musique en Angleterre après les Libertines. Car s'ils resteront comme le groupe le plus important de la première décennie du siècle, ils ont aussi provoqué une vague de vocations dont la grosse majorité ne cherche qu'à faire pareil qu'eux. Ça donne des Metros, des New Cassettes, des Holloways, et oui, c'est saoulant.

Cela étant dit, je tiens à me démarquer d'une branche de la critique qui, par peur de tomber dans l'admiration béate pour tous ces sous-produits de l'histoire, condamne par avance n'importe quel groupe anglais qui fait du rock: seraient-ils tous d'emblée suspects dès lors qu'ils arrivent après monsieur Doherty? De plus, contrairement à ce qui s'est passé en France après la fin (provisoire?) de Noir Désir, où un ramassis de petits groupes (Luke, Deportivo, Eiffel et autres) a voulu occuper l'espace ainsi libéré sans qu'aucun ne fasse preuve de qualité ou d'originalité, ici, merci, il y a encore de bonnes choses à entendre. (Et je préviens d'emblée les commentaires: oui, je sais, Eiffel ou Mickey 3D n'ont pas attendu que Bertrand s'éclipse pour exister, il n'empêche, ils n'ont jamais atteint son niveau).

J'ai adoré le premier album de Vincent Vincent and the Villains (que je vous avais fait découvrir quand j'avais parlé des Black Cab Sessions, voir la vidéo dans l'article Taxi à Londres). Mais une critique massacrante d'un des titres a réussi à me faire douter de mes goût musicaux. Après réécoute et réflexion, je persiste et signe.Oui, ils sonnent très folk US 50's, mais contrairement à un groupe (fort sympathique au demeurant) comme les Pipettes, leur crédo n'est pas le kitsch rétro, mais une vrais sincérité, très touchante. Le chanteur a une de ces voix puissantes et charnelle qui vous remuent. Et surtout, ils arrivent à réunir des éléments de sentimentalisme et de réalisme (l'Angleterre post-Thatcher, c'est pas toujours beau à voir), avec ce bonheur propre à la bonne country ou au bon hip-hop. Oui, c'est là ce qu'on appelle de la musique populaire, mais c'est bel et bien un compliment. Des choeurs qui rappellent les negro spirituals (l'album s'appelle "Gospel Bombs"), une guitare qui a quelque chose du flamenco-rock d'Eric MacFadden, une sorte de mélancolie optimiste, profondément moderne.

En bref, rien à voir avec de quelconque wannabes, mais une vraie originalité. Sortie le 10 mars...

Vincent Vincent and the Villains

mercredi 13 février 2008

Nouveaux gourous

La tête d'affiche de cette soirée NME, c'était le quintette new-yorkais au nom imprononçable surtout pour un anglophone, Les Savy Fav. Les quelques titres que j'avais écoutés sur myspace ne m'avaient guère convaincue, mais il faut bien dire que live, c'est quelque chose.

Tout repose sur Tim Harrington, leader spirituel sinon véritablement musical, puisqu'il s'est cassé la voix assez vite. Ce type, qui ressemble à un gros nounours tout gentil, a un sens aigu du déguisement (de la combinaison moulante à paillettes rouges à la robe blanche et aux petites ailes d'un faux ange), mais il ne se contente évidemment pas d'être un clown, c'est un gourou. Son désir de communion avec le public, qui fait le désespoir des types de la sécurité, le fait sauter dans la foule et pousser des cris d'animaux pour un public surexcité. Tout lui est prétexte à faire joujou pour le bien du show, depuis des trompettes jouets à du papier toilette.

Mais il est temps de parler musique, car tout cela ne serait qu'amusant si c'était fait pour dissimuler une maigre qualité sonore. Or, malgré le handicap certain d'avoir un screamer à la place d'un chanteur, le groupe s'en sort extrêmement bien grâce à des musiciens excellents qui suivent docilement les élucubrations du machin qui s'agite au milieu, et produisent un excellent rock qui sait aussi aller voir du côté du blues, sans jamais jurer avec le ton métal de la voix de Harrington, dont les jeux m'ont rappelé Marylin Manson se masturbant sur scène (un moment plus drôle qu'autre chose, mais drôle). C'est aussi à Nebula qu'on pense, dans ce mélange réussit d'une ultra-violence a priori dans le chant, et d'une construction instrumentale très poussée, avec un goût pour le meilleur psychédélisme.

Bref, une expérience à vivre.

Les Savy Fav

mardi 12 février 2008

Gentils bébés

Le magazine NME (prononcer comme enemy, je précise même si c'est évident, j'ai mis des plombes à comprendre) organise en ce moment une série de concerts précédent les NME Awards, occasion de faire découvrir et redécouvrir les meilleurs groupes de l'année avant la distribution des prix. M'y rendant dimanche soir, j'imaginais que j'allais faire augmenter radicalement la moyenne d'âge du public; finalement, j'étais encore dans la norme, mais c'est le premier groupe sur scène qui m'a confirmé que le rock est aujourd'hui entre les mains d'une nouvelle génération.

Après deux titres, quelqu'un dans le public demande au chanteur: "How old are you?". Réponse: "fourteen!" Oui, ils ont l'air bien jeunes, ces petits du Lo Fi Culture Scene. Faut-il s'en allarmer? À vrai dire, non. Certes, ils ne sont pas d'une originalité renversante, mais ils ont bien le niveau des Pigeon Detectives et autres groupes inintéressants mais plaisants qui enflamment les cours de récré anglaises. Et à quatorze ans, c'est déjà pas mal de faire du bon mainstream. Ils sont professionnels, énergiques et produisent des tubes de qualité, qui rapellent les Arctic Monkeys. Et surtout, il y a une certaine beauté dans cette voix qui a à peine mué et dans ses corps adolescents et hésitants dans la danse.

Un début très prometteur donc. On leur dit rendez-vous dans cinq ans, quand ils auront augmenté leur culture musicale et perdu leur virginité. Ils risquent d'être très très bons.

The Lo Fi Culture Scene

lundi 11 février 2008

Fantômes




Je me doutais bien que le fantôme de Jimi plânait sur l'île de Wight. Mais maintenant que le festival où il fit son dernier concert est relancé, la programmation aussi est pleine de spectres.

Sex Pistols, Iggy and the Stooges, the Police! Oui oui! Apparemment les Sex Pistols sont reformés (sans Rotten, qui, non, n'est pas mort apparemment, et sans Sid Vicious, lui bien refroidi) depuis le début de la décennie, j'avais dû louper l'information, mais sans doute parce qu'elle n'est pas si intéressante que ça (déjà que quand il était vivant, bof). Les deux autres groupes me font un peu plus rêver, mais j'avoue que je vois mal l'intérêt de refonder un festival si c'est pour refaire le même qu'en 69 (sans Jimi, mais il a sa statue: spectres, revenants et commémoration sont-ils devenus les mamelles du rock?)

Et de toute façon, payer 130 livres pour trois jours, non. Et de toute façon, c'est complet. Et c'est hors de question que je fasse le pied de grue pour avoir un ticket pour Glastonbury, parce qu'ils se vendent tous le jour même. Je reste dans l'idée que le Sziget est le meilleur festival du monde, sept jours à danser et à faire l'amour, on en revient en se disant qu'on devrait faire ça plus souvent. Donc, en attendant la programmation, je me prépare un été overseas.

mardi 5 février 2008

Vice


Dans Brick Lane, artère mégabranchée de Londres, la foule trépignait vendredi dernier pour essayer de rentrer au 93 Feet East, petit club abritant une grosse soirée, le Vice Live Tour: très bonne musique sponsorisée par le magazine Vice et des marques de fringues. Commercial? Si on veut, mais les filles et les garçons habillés en accord avec la musique, c'est un vrai plaisir esthétique, surtout quand ça danse; j'aimerais savoir prendre des photos.

Premiers sur scènes, les filles d'Ipso Facto. Un look travaillé (cheveux noirs et coupe graphique) qui n'est pas sans rappeler les Raveonnettes, et un son électrique particulièrement envoûtant: on a l'impression d'un rite incantatoire grec (parce qu'elles ressemblent un peu à des statues qui ressembleraient à des statues grecques). Dans la petite salle surchauffée, c'était du plus bel effet. Les mélodies sont travaillées et la chanteuse a vraiment un charisme assez intense. Une très bonne découverte.

Ipso Facto

Ensuite, Friendly Fires; d'abord peu convaincants sur une chanson comme "Paris" (même si je ne peux être insensible au titre) qui sonne un peu trop déjà-entendu, ils gagnent ensuite en intérêt avec des titres électro-pop travaillés, idéaux en club.

Friendly Fires

Black Kids, pour qui je m'étais déplacée au départ, étaient les moins enthousiasmant: oui, c'est très sympa, mais ça garde un air de tube de college radio qui parfois sonne plus comme du Madonna qu'autre chose. Ceci dit, on doit leur reconnaître la capacité à faire danser les foules, et c'était bien là le propos de cette soirée, qui s'est d'ailleurs terminée après encore trois bonnes heures de clubbing belles à regarder.

Black Kids

samedi 2 février 2008

Bof...

Inquiétudes renouvelées concernant le prochain album des Kills, Midnight Bloom, à paraître en mars: après un premier single assez décevant (voir l'article Kill Kill Kill), le deuxième, "Cheap and Cheerful", est plus qu'énervant.



La vidéo elle-même est bien la marque d'une rupture de style: plus rien à voir, en effet, avec la sobriété de "Good Ones". Ici, on commence par des vomissures et on continue par des déguisements de cirque, faussement glam, faussement punk, vraiment drôles. En soi, pourquoi pas: un troisième album qui aurait été la copie du deuxième aurait sans doute un peu manqué d'intérêt.

Mais la force des Kills semble s'être complètement diluée dans leur nouvel habillage. S'ils veulent se tourner plutôt vers Blondie version super-kitsch, libre à eux; mais ç'aurait été intéressant seulement s'ils y avaient ajouté leur précision cruelle, leur érotisme calculé, leur sex-appeal d'écorchés vifs. Là, on a l'impression d'entendre une énième resucée d'un tube de college radio.

Je boude.