J'avais ouvert ce blog avec le très beau Control, d'Anton Corbjin. On se demande pourquoi, moins d'un an après, certaines personnes ont pu juger pertinent de sortir un nouveau film sur Joy Division. Joy Division - The Documentary se veut visiblement le pendant "objectif" de l'exploration biographique très orientée et très romantique de Corbjin; vidant le sujet de cela même, donc, qui faisait sa richesse esthétique et critique.
Ce qu'on nous sert aujourd'hui n'est rien d'autre qu'un montage vite fait mal fait d'images d'archives retravaillées, d'interviews inintéressants se concentrant sur l'anecdotique (suicide final compris: comment les membres du groupe l'ont-ils appris?????) Bref, c'est digne de la presse de caniveau. Le rock est à la mode, on passe les icônes à l'eau de javel sous prétexte d'informer, et on refuse de s'interroger sur l'art. La musique populaire, traitée avec populisme.
Un seul bon mot, qui m'a plu: le passage du punk à la new wave, c'est le passage de "fuck you" à "I'm fucked".
I'm so fucked, sometimes.
mercredi 7 mai 2008
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