jeudi 25 octobre 2007

Electric Proms (3): PUNK IS NOT DEAD



Nous voici arrivés à ce qui est annoncé comme le clou de la soirée: Siouxsie. Oui, la dame est revenue (revenante, ça lui va si bien). En latex noir à paillettes, comme autrefois, cheveux de jais et oeil charbonneux... Toute une époque.

Je n'ai jamais baigné dans l'univers goth et connais mal la diva; je ne saurais pas dire si, entre temps, elle est devenue plus commerciale ou plus radicale, se renouvelle ou se répète. Mais étonamment, j'ai trouvé un plaisir certain à écouter cette musique qui se veut tribale, lourde et envoûtante, et qui sonne comme de la new wave en kitsch. Oui, ça donne envie de danser nue au clair de lune en hommage à Satan, tout ça... Ah, avoir quinze ans et lire Nietzsche sans comprendre, mais répéter "Dieu est mort" et "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort"; avoir envie de tout détruire et de se détruire et de le dire; fermer les yeux pendant un concert...

Et le public se réveilla, des femmes la quarantaine assumée et les cheveux toujours aussi rouges, des trentenaires en long manteaux de cuir noir, des gamins à la mèche travaillée et aux jeans trop moulants... Ce soir, j'ai compris une chose, l'adolescence est inter-générationnelle.

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