
D'abord, il y a les pingouins d'ordinateur. Le logiciel libre, c'est formidable, et si vous n'avez pas encore Linux, il est temps de vous y mettre. J'ai parfois l'impression qu'en ces temps où être de gauche, bah franchement, c'est dur, le freeware constitue une nouvelle utopie sociale, un univers riche de possibilités, pour le meilleur. Les pingouins, et non les éléphants, sauveront le PS.

Il y a aussi les pingouins livres. Le livre de poche, c'est vraiment formidable, ça, aussi. Grâce aux pingouins, la culture s'est beaucoup démocratisée. Et aujourd'hui il y a les pingouins verts à deux pounds, en papier recyclé. Ce sont vraiment des animaux formidables.
Enfin, il y a les pingouins biscuits. "P...P....Pick up a penguin!" Je ne sais pas comment j'aurais survécu à mes longues heures dans la bibliothèque sans les penguin biscuits, pleins de chocolat et avec des blagues stupides sur l'emballage, l'équivalent anglais de nos blagues carambar. Grâce aux pingouins, je n'ai pas eu faim.Les pingouins vont sauver la gauche, vont sauver la littérature, vont sauver de l'hypoglycémie.
Et les pingouins, pourtant, sont des victimes de la cruauté des hommes. En témoigne cette chanson qui a représenté la France à l'Eurovision en 1980. C'est sur eux. C'est de la musique de patinoire. C'est triste, même pas drôle.
Au nom de tous, je voudrais demander pardon à nos amis les pingouins pour cette infamie.
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