samedi 15 décembre 2007

Dylan revisited (que dire d'autre?)

En rentrant à Paris, je vois sur les kiosques à journeaux la une des Inrockuptibles: "Cate Blanchett est Bob Dylan". Quelques heures plus tard, reprenant mes habitudes cinéphiles, je vois la une de Trois Couleurs, la plaquette des cinémas MK2: "Cate Blanchett est Bob Dylan". Pas tout à fait la même photo... On se dit que de toute façon ça devait arriver, entre les brochures publicitaires qui s'efforcent de ressembler à des magazines culturels généralistes (Epok, de la Fnac, est dans la même veine), avec rubriques musique, expos et shopping de Noël, et les magazines cuculturels qui s'efforcent de vivre grâce à la pub. Alors pourquoi payer ce qu'on peut avoir gratuitement, la question se pose. Allez, je n'ai pas lu l'article des Inrocks, il est peut-être mieux...

En tout cas, l'événement, c'est le nouveau film de Todd Haynes, I'm not there. Tout sauf une biopic, puisque les personnages se multiplient pour représenter Dylan sans en parler, et que les genres se mélangent avec la maîtrise qu'on attendait. Tout est fait avec beaucoup d'intelligence, et on pardonne tous les effets un peu arty puisqu'ils sont justement méta-narratifs... Il est difficile d'en dire plus, allez voir, et réécoutez the ever elusive Dylan. En tout cas, ce n'est pas la peine de s'exciter sur le choix de Blanchett pour interpréter une facette du bonhomme: elle fait ça très bien, comme à son habitude, et si la geste est audacieuse, elle se fait vite oublier derrière un scénario cohérent. Un film sur Dylan? Non, sur le concept même de biographie et ses apories.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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