samedi 15 décembre 2007

Feels like home


Aller acheter un disque à Gibert ou à la Fnac, ça prend cinq minutes, on entre, on paie, on sort et on est content.

Aller acheter un disque chez son disquaire préféré du coin de la rue...
D'abord, il vous acueille d'un "Tiens, salut, ça fait longtemps!"
Puis apprenant que vous vous êtes exilée, il va vouloir comparer le concert de Siouxsie à Paris avec celui que vous avez vu à Londres.
Ce ne sont pas les petits jeunes de chez Gibert qui auront vu les Banshees treize fois...
Ensuite, comme il n'y a personne, on prend le temps de faire passer les disques qu'on veut... Et si il y a du monde, on en parle. De toute façon, ici, quand on entre en disant "J'ai juste besoin de l'album blanc des Beatles, mon vinyle est usé", on en ressort avec des rééditions d'un label post-punk néozélandais (on a entre temps laissé tomber les Beatles, il y a des choses tellement mieux tout de même).
Au moment de payer (toujours un peu moins que ce qu'il y a marqué sur l'étiquette, depuis le temps qu'on se connait), viens le temps des interrogations métacritiques: comme nous sommes snobs, nous remplaçons les questions du type "Pete Doherty a-t-il lâché la seringue?" par "Patrick Eudeline a-t-il lâché la seringue?".
Avant de partir, on passe encore dix minutes à dire que Sarkozy est un méchant et à se demander ce qu'on va devenir.
Bref, ça nous aura pris une heure pour sortir de là un poil déprimée.

Pourtant, c'est mieux.

Crocodisc, 42 rue des écoles, Paris 5e.
www.crocodisc.com

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