The Last Shadow Puppets: oui, évidemment, ils sont bourrés de talent, et ça fera des bons tubes dans les boîtes de nuit. Ça ressemble beaucoup à Arctic Monkeys - forcément, puisque c'est l'autre groupe d'Alex Turner - en plus orchestral, et à Bloc Party, en plus teenager; ils font des bons petits singles pleins d'un romantisme pompier plutôt bien utilisé. Bref, complètement inintéressant mais plaisant: autrement dit, vraiment bon, vraiment actuel, et qui ne fera pas de vagues.
Blood Red Shoes: dans la même veine, quoique plus proches de Franz Ferdinand, ils aiment bien les tons un peu dramatiques, et sont dénués, là encore, de toute originalité. On les voit bien, dans une quizaine d'années, dans une rubrique "les oubliés du rock revival des années 2000" à Rock&Folk. Mais, comme on a aimé Franz Ferdinand, on les aimera aussi.
The Black Keys: Cette fois, le mélange d'influences parvient à faire monter un peu la sauce. De l'"indé" (comme je déteste ce mot) un peu sombre, un peu bluesy, finement ouvragé et qui trouve à dire des choses. La construction, sèche et complexe, penche, ne serait-ce qu'un peu, du côté du prog et du psyché, comme un Amon Düul complètement dépressif, avec un crooner torturé. Bonne surprise.
Lizz Wright: cette fois, ce n'est pas du rock; je ne parle pas assez de soul (et de néo-soul) ni de jazz ici, alors pour me rattrapper, je vous présente cette voix de contralto sublime, formée dans les chorales religieuses du Sud américain. Comme Amy Winehouse (avec laquelle elle n'a cependant pas grand chose à voir), elle n'invente rien, marchant dans les pas de Spanky Wilson et Mavis Staple, sans atteindre aux expérimentations sonores d'une Érikah Badu. Mais, comme l'on dirait pour Amy: mon dieu, quelle voix.
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