mercredi 23 avril 2008

Vienne dépressive

J'ai cru un instant que ce n'était encore qu'une de ses sensations jetables, une petite voix avec un gentil piano (ou une guitare) derrière, doucement rebelle et romantiquement moderne: toutes les Dawn Landes (au demeurant excellente dans son genre) et Doctors and Dealers qui tombent dans ma boîte aux lettres ces temps-ci.

Mais le phénomène autrichien Soap&Skin, bien que rentrant dans la catégorie "jeune fille avec le mascara qui coule", fait montre d'un talent inattendu. Attention, la douceur est ici toujours feinte; et la (très) jeune femme connaît sa prog-électro et sait aussi mixer, jouant avec sa propre image et pleine de faux-semblants.

On attendra l'album avant de crier au génie, mais les premières chansons valent le détour. Il faut, bien sûr, les écouter jusqu'au bout (à l'adresse de ceux qui seront découragés par les premières notes si classiques), leur propos ne prend sens que dans la durée d'une lente déconstruction. Rimbaldien.

Soap&Skin

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