
Je m'énerverai une autre fois sur les salles de concert coincées dans des centres commerciaux, car le spectacle valait vraiment, vraiment le coup. Les écossais Sons and Daughters se produisaient le 21 novembre à Islington, et nous régalaient d'un son de niveau équivalent aux meilleurs groupes actuels. La chanteuse, qui ne sait pas danser, peut énerver un peu au début, car
sa voix a tendance à rappeler les plus commerciales des vocalises, mais elle est néanmoins puissante et juste et porte certaines chansons à faire danser les morts. Son côté gothique kitch et ses ondulations maladroites m'ont fortement rappelé la Siouxsie. Et le guitariste se défend aussi au chant, auquel il ajoute le charme de sa coupe de cheveux rappelant tellement James Dean (ça ne se voit pas bien sur cette photo...). Mais l'essentiel n'est pas là. Les fils et filles de Glasgow ont intégré le meilleur de l'histoire récente de la musique, du punk à la pop, du folk à la new wave, et en tirent un son exceptionnel de richesse et de sorcellerie évocatoire. On en a dansé à oublier qu'on était en Angleterre. Sur album, ils peuvent aussi être d'une douceur rock incroyable de recherche. Une découverte à ne surtout pas rater. Sur leur myspace, écouter avant tout le magnifique "Rama Lama".Sons and Daughters
En première partie, Foxface, et leurs gentils masques de renard, qui font de l'indie gentil, ont été malheureusement desservis par des balances mal faites; il y avait pourtant là beaucoup de bonnes choses. Puis le Victorian English Gentlemen Club, intéressants mais trop répétitifs, dont la batteuse a tendance à s'essouffler à force de faire les "whooo" en même temps; mais c'est un groupe prometteur.
Foxface
The Victorian English Gentlemen Club
En tout cas, la scène de Glasgow se défend au moins aussi bien que Manchester, en ce moment.
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