
A part ça, le concert fut bon de toute façon. Le duo mixte a un côté shoegaze qui lui fait éviter les grandes performances scéniques, mais sa qualité réside précisément dans ce côté mécanique et précis. Les deux voix sont tellement parfaitement synchronisées que ça en devient bizarre - donc intéressant. Leur rock enveloppant se prête bien à cette sorte de routine calculée, qui est en elle-même lourde de sens. Et ça n'empêche pas de bouger, le rythme, là aussi, est d'une efficacité mesurée. Pas un groupe qui fera les jeunes gens se précipiter en hurlant sur la scène, mais qui du coup permet de se concentrer sur l'essentiel, à savoir la musique.
The Raveonettes
En première partie, une chanteuse d
'un tout autre genre, Ida Maria. Si je vous dis qu'elle vient de Norvège, vous aller sans doute espérer une autre de ses voix du froid, aériennes et lascives comme chez Björk ou El Perro del Mar. Eh bien, détrompez-vous, la Scandinave a le sang chaud et une voix sublime, rauque et puissante, qui aurait dû en faire une figure du jazz féminin. Mais c'est bien le rock qu'elle a choisi, et ça rend plutôt bien. La chanson "Better When You're Naked", en particulier, pleine d'excitation, de désir énervé, a donné lieu a une jolie performance, bien appréciée par le public qui a repris le refrain en choeur. À découvrir, en attendant l'album, en préparation.Ida Maria
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